Nous savons que l'homme du néolithique s’est mis à cultiver et à consommer des céréales et des légumineuses pour son alimentation... mais qu'en est-il avant  ?

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2. Céréales et légumineuses

Le mythe : l’homme du paléo ne consommait pas de céréales ni de légumineuses, ce n’est qu’à partir du néolithique qu’il s’est mis à en cultiver et en consommer pour son alimentation

L’homme du paléo aurait creusé la terre pour extraire des tubercules serait monté aux arbres déguster des pousses et des fleurs d’acacia, écorcé des arbres morts pour savourer des larves de hannetons et aurait détourné son regard des épis blonds, des inflorescences du sorgho, des gousses de légumineuses pendant des millions d’années pour, d’un coup d’un seul, se sédentariser et se mettre à les cultiver au néolithique.

Le plus vraisemblable :

Les graminées parmi lesquelles certaines céréales ancestrales existent depuis le crétacé (-145,5 millions d'années à -65,5 millions d'années) dans les zones découvertes savanes, steppes, marais, prairies…

Selon le périmètre de ses campements itinérants puis de son habitat, il parait évident que l’homme a toujours consommé des graines certainement dans une faible proportion de son alimentation opportuniste de chasseur cueilleur mais tout de même suffisamment pour lui donner l’envie un jour de se poser pour domestiquer ses plantes qu’il connaissait et devait apprécier au point de les mettre en culture et contribuer à l’émergence d’une nouvelle civilisation il y a environ 10 000 ans avant JC.

Parmi ces plantes, le blé ou plutôt son ancêtre l’égilope ou l’engrain sauvage (diploïde à 14 chromosomes qui est devenu le blé que nous connaissons, un hexaploïde à 42 chromosomes) aurait été domestiqué en une zone du « Croissant fertile », localisée autour de l’amont du Tigre et de l’Euphrate, dans des territoires actuels de la Syrie et de la Turquie. En effet, les pro géniteurs des sept cultures fondatrices du Néolithique – engrain, amidonnier, orge, lentille, pois, vesce et pois chiche – se trouvent simultanément, ainsi que le lin, uniquement à l’intérieur de ce périmètre, même si la distribution des ancêtres du blé tendre dépasse ce cadre à l’est comme à l’ouest. (d’après Histoire de la culture des céréales et en particulier de celle du blé tendre (Triticum aestivum L.) Alain Bonjean). En Afrique, c’est la domestication du sorgho qui se produit sur un schéma comparable à partir de l’ancêtre de la plante que nous connaissons aujourd’hui.

Cette consommation de céréales et légumineuses est certainement à relativiser en fonction des zones géographiques et du climat. Dans les périodes de glaciation (la dernière s’est achevée il y a environ 20 000 ans) la viande prend le pas sur les sources végétales, permettant à l’homme de survivre dans des conditions difficiles et participant peut-être même à la disparition des néanderthaliens.

Sur le terrain, les preuves archéologiques sont rares mais tout de même il en existe : par exemple dans le sud de l'Italie, l'équipe de Marta Lippi (université de florence) à mis en évidence une pierre datée d'environ 32 000 ans donc 22 000 ans avant l'agriculture avec des traces d'amidon d'avoine cuit au préalable.

Que faut-il en penser ?

Faut-il pour autant (re-)intégrer les céréales et les légumineuses dans l’alimentation paléo ? Certainement pas, sauf à retrouver des variétés ancestrales non mutées ou peu mutées ou à retourner à des dicotylédones ou pseudo-céréales comme le quinoa, le sarrasin et l'amarante. En effet, à force d’hybridation et de modifications génétiques, le blé moderne contient désormais quantité de protéines nouvelles que nous sommes incapables d’assimiler.

Les céréales, sont principalement constituées de glucides (70% dans le blé par exemple sous forme d’amidon pour seulement 11% de protéines) qui vont déséquilibrer notre régime alimentaire en faveur du sucre dont on connait les effets néfastes pour notre santé.

Autre point noir, les protéines : les graines de la famille des graminées, telles que le riz, le blé, l’épeautre, ou le seigle, ont des niveaux exceptionnellement élevés de glycoprotéines défensives (les lectines qui protègent la plante de tous ses ennemis naturels). La lectine de blé (« agglutinine de germe de blé » ou AGB - wheat germ agglutinin ou WGA en anglais) en particulier, est très indigeste et inflammatoire, elle finit par affaiblir notre paroi intestinale (hyperperméabilité en perturbant une hormone intestinale, la « zonuline ».) et passant au travers peut déclencher des réactions auto-immunes, notre système immunitaire opérant une confusion entre ces peptides d’origine étrangère et nos propres cellules comme dans la polyarthrite rhumatoïde par exemple. Comme le blé est une espèce hexaploïde, un sous-produit de trois plantes ancêtres réunies, avec pas moins de 6 lots de chromosomes et 6,5 fois plus de gènes que dans le génome humain, il peut produire pas moins de 23788 protéines différentes ! (Exploring the Plant Transcriptome through Phylogenetic Profiling. Plant Physiology Vol. 137, 2005; pg. 3)

Quant au gluten (« colle » en latin), il peut aller jusqu’à déclencher une intolérance absolue, la maladie coeliaque.

Les céréales contiennent des inhibiteurs de protéases, ces enzymes qui permettent lors de la digestion de transformer les molécules de protéines en acides aminés bio-disponibles pour notre organisme. Les lectines interfèrent avec la production de sécretine, ce qui peut inhiber la digestion et provoquer l'hypertrophie du pancréas. La secrétine est une hormone peptidique secrétée par la paroi du duodénum, lors de la digestion. Elle active la sécrétion hydroélectrolytique du suc pancréatique (eau et bicarbonates).

Les céréales, comme la plupart des graines, contiennent de l’acide phytique, une sorte de pesticide naturel, qui va inhiber l’absorption de certains minéraux comme le fer, le magnésium, le zinc ou le calcium, pourtant indispensable à l’organisme. Le trempage des graines et surtout leur germination vont permettre de limiter en partie le phénomène ; en partie seulement, les lectines de par leur conception étant particulièrement résistantes à la dégradation.

Les lectines, le gluten, l’acide phytique sont de puissants anti-nutriments qui vont au moins contrarier le métabolisme jusqu’à initier de nombreuses pathologies dites de civilisation : maladies cardiovasculaires, maladies du foie, du pancréas, du rein, de nombreuses maladies auto-immunes et jusqu’à certaines formes d’autisme.

 

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