Chacun a entendu parlé du fameux "pic d'insuline" sans vraiment en comprendre le mécanisme et les conséquences à long teme sur l'organisme

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Facétieuse insuline

Roseline, Adeline, Insuline, on entendrait presque un prénom féminin… on connait son relief, ses fameux pics, on ignore tout de son origine insulaire. Insuline, vient en effet d’insula, insulaire, les îles, plus exactement les îlots de Langerhans du nom de leur découvreur en 1868, situés à l’arrière du pancréas. Ils sont environ 750 à 1500000.

Avec le glucagon, la somatostatine et le polypeptide pancréatique, l’insuline est une des hormones peptidiques secrétées par le pancréas.

L’insuline régule le taux de glucose (sucre) dans le sang, c’est son action hypoglycémiante. La sécrétion d’insuline est stimulée par la présence d’aliments dans le tube digestif et par l’élévation de la glycémie. Elle déclenche le stockage du glucose dans les muscles (glycogène), le foie (glycogène) et sous forme de graisse (triglycérides) dans les cellules adipeuses. Pour information, à l'inverse, le glucagon, le cortisol, l'hormone de croissance et l'adrénaline mobilisent le glucose en vue d'un effort par exemple et font monter le taux de sucre dans le sang en puisant d'abord dans les muscles et le foie.

Il faut savoir que les cellules adipeuses, contrairement à la plupart des cellules de notre organisme ne se renouvellent pas et restent numériquement stables. Leur volume augmente ou baisse à la demande sans que leur effectif change. C’est dans les premiers mois qu’elles sont créées d’où l’importance de surveiller la prise de poids par le bébé dont l’excès pondéral éventuel va prédisposer à l’obésité et au diabète à l’âge adulte. On comprend mieux aussi comment les régimes minceurs qui sont proposés ici et là à grands renforts publicitaires sont inefficaces et conduisent à un "effet yoyo" particulièrement néfaste à l’organisme : seul un changement durable d’alimentation permet de perdre du poids et de conserver le bénéfice sur la durée.

Parlons maintenant de ce fameux pic d’insuline qui joue bien des tours sans que l’on en comprenne vraiment le facétieux mécanisme. Dès lors qu’il y a consommation de sucre et en particulier de sucres simples ou rapides, la production d’insuline monte en flèche, au-dela du nécessaire. C’est le pic ! Le trop d’insuline va provoquer une chute excessive de votre glycémie, d’où une crise d’hypoglycémie. Le taux de glucose dans le sang étant redescendu, la personne va ressentir une forte pulsion de sucré qui va la conduire à reprendre du sucre, entretenant le phénomène (on l'appelle "hypoglycémie réactive" pour la différentier de "l'hypoglycémie à jeun", c'est à dire quand le ventre est vide). Avec des sucres complexes ou lents, associés à des fibres (fruits, céréales complètes, légumineuses), le mécanisme sera beaucoup plus atténué et sera neutre pour la personne qui va ressentir la satiété et ne sera pas tenté par une nouvelle prise alimentaire. D’où l’importance d’une bonne hygiène alimentaire, le sucre et en particulier les sucres raffinés (sucre blanc) n’étant pas physiologiques pour l’homme.

Des lors que la sécrétion d’insuline est trop sollicitée par une alimentation trop riche en glucides et un manque d’activité physique, une résistance à l’insuline peut s’installer : c’est le diabète de type 2 ou diabète sucré ou diabète insulinodépendant. Le pancréas fabrique de plus en plus d’insuline jusqu’à épuisement, le stockage ne se fait plus tandis que le taux de glucose dans le sang devient dangereusement élevé.

Un changement d’alimentation avec une surveillance de l’index glycémique des aliments associé à une activité physique modéré et régulière permet en général de gérer son diabète de type 2 de façon satisfaisante.

Une seconde forme de diabète plus insidieuse peut s’installer, c’est le diabète de type 1 ou diabète insulinorésistant. C’est une maladie auto-immune qui se traduit par la destruction plus ou moins massive des cellules bêta des îlots de Langerhans. La conséquence est une absence d'insuline dans le sang et un taux de glucose sanguin élevé. C’est la forme la plus grave, elle est irréversible.

Le pancréas est un organe essentiel à la vie, producteur d'hormones il est aussi garant de notre bonne digestion avec les sucs pancréatiques constitués des enzymes qui vont permettre la digestion des aliments. Alors comment le ménager ? D'abord lui épargner les choc "émotionnels" que constituent pour lui les véritables bombes glucidiques que sont les sodas, barres énergétiques, pâtes à tartiner industrielles, chocolat blanc et chocolat au lait, pâtisseries industrielles, produits rafinés en tous genre, comme le sucre ajouté ou les farines blanches. Celà tient à peu de choses, un jus de fruit frais maison apparemment inoffensif va provoquer un pic glycémique alors que le même fruit consommé entier provoquera une faible sollicitation du pancréas. Des pâtes aldente ou une banane jaune seront plus respectueuses de votre pancréas que des pâtes trop cuites ou une banane noire. Il est important aussi de faire de bonnes associations qui vont permettre de faire baisser la charge glycémique globale du repas : une index bas suvi d'un index élevé vous permettra de vous faire plaisir et sera un moindre mal pour votre pancréas. Mangez lentement, mastiquez, laissez le signal de la satiété parvenir au cerveau (environ 20 minutes nécessaires).

Les maladies du pancréas sont des pathologies graves, pancréatites, cancer... contre lesquelles la médecine est relativement désarmée alors, au quotidien, prenez soin de votre pancréas !


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