Un témoignage personnel, retour d'expérience sur 2 semaines de jeun (jeûne) hydrique
suivies d'une mono-diète d'une semaine

pour une alimentation vivante, physiologique et thérapeutique
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Jeûne long, une expérience à renouveler

JUIN, je termine un jeûne de 2 semaines + une : 2 semaines de jeune hydrique selon le protocole « Buchinger » suivies d’une semaine de mono-diète.

Pour information, le livre référence : Manuel du jeûne thérapeutique buchinger, "L'art de jeûner" de Françoise Wilhelmi de Toledo.

Ce n’est pas la première fois et l’expérience aidant, ces trois semaines se sont très bien déroulées sans le moindre souci, tout en continuant à maintenir une activité physique quotidienne indispensable, la randonnée en l'occurence. La première semaine est dans la mesure du possible jeûnée uniquement à l’eau et éventuellement quelques tisanes qui soutiennent les émonctoires. La seconde semaine, l’introduction de bouillons de légumes filtrés et de jus de fruits coupés d’eau permet de se donner un nouveau souffle, d’apporter un minimum de sucre et de reminéraliser si nécessaire en phase de cétose. Opposé à cette mode de l’hydrothérapie du colon qui ne résout rien sur le fond, je préfère la solution douce et naturelle dans laquelle je déclenche moi-même la détoxination en accélérant le transit tout en respectant mon microbiote. L’utilisation des jus de fruits en particulier le jus de pomme plus ou moins coupé d’eau permet d’obtenir l’effet escompté avec une évacuation régulière de matières fécales jusqu’au 14° jour. Le jus de pomme comme le jus de raisin noirs sont à privilégier du fait de leur faible acidité et de leur capacité, pour le jus de pomme en particulier, à stimuler la bile et le foie.

Quelques kilos en moins et un regain d’énergie plus tard, la transition vers la monodiète est appréciée. La mono-diète idéale est la monodiète de raisins noirs, une véritable bénédiction pour l’organisme mais il faudra attendre septembre. En attendant, monodiète de melon de pays bio. La pomme peut aussi être utilisée d’autant qu’elle a des vertus coupe-faim intéressantes. La betterave comme la carotte sont aussi une alternative qui peut être recommandée. L’important est de bien choisir le fruit ou le légume suffisamment alcalin et avec une charge glycémique basse de façon à éviter de solliciter la sécrétion d’insuline par le pancréas (exemple : raisin seulement 6 de charge glycémique pour 40 d’index ou encore melon 6 grammes de glucides pour 100 grammes, 4 de charge glycémique pour 65 d’IG). On exclut, bien évidemment, les bananes mûres, les dattes, les fruits secs qui sont des "bombes glycémiques" !

Retour progressif à une alimentation normale facilité par la mono-diète qui a apporté les indispensables fibres prébiotiques support d’une flore intestinale saine. Comme à chaque expérience, l’inflammation de bas grade de mon lupus (maladie auto-immune) s’éteint et c’est reparti pour un cycle d’alimentation hypotoxique et anti-inflammatoire avec des périodes 100% crudivores, sans aucun traitement allopathique.

Autre point, dans ces phases de jeûne il est utile de soutenir les émonctoires, non seulement les intestins mais aussi le foie et les reins avec différentes décoctions comme du chardon marie, du desmodium ou de l'aubier de tilleul en fonction des faiblesses individuelles. Les effets du jeune s'en trouvent ainsi renforcés.

Au niveau spirituel, ce sujet n'est pas des moindres, le jeûne permet de prendre du recul, de la hauteur de vue sur l'accessoire sans pour autant perdre le sens du réel. C'est difficile à décrire mais  tellement vrai et cela se prolonge au-delà de la période du jeûne avec un calme intérieur, une plus grande pondération bien appréciable. On en sort aussi avec une meilleure clairvoyance pour choisir les aliments dont on a besoin pour l'après jeûne... et tout cela sans produits illicites !

La première fois est toujours plus délicate quand on ne connait pas bien les signes d’élimination de l’organisme, quand on n'a pas préparé l'entrée et la sortie du jeûne et lors du fameux basculement en cétose, en général au bout du troisième jour. Ces turbulences passées et pour peu que l’esprit et le corps soient sainement occupés, les journées se succèdent sans difficultés particulières et le jeûne est de mieux en mieux vécu.

Dans cette expérience, l’engagement est de 3 semaines, (2 + 1) mais des périodes plus courtes ont aussi leurs bénéfices. Par exemple, aux changements de saisons, 3 jours de jeûne hydrique sont parfaits pour entamer la nouvelle saison avec un regain d’énergie. Au quotidien, ou une ou deux fois par semaine, le jeûne intermittent qui consiste à remplacer le repas du soir par une tisane ou un bouillon léger est une excellente habitude à prendre pour votre santé.

Enfin dans des périodes particulières de la vie, en traitement du cancer, dans le cadre d’une chimiothérapie, la pratique du jeûne encadré sera extrêmement utile. Pour avoir expérimenté le jeûne 3 jours (avant/pendant/après) sur 6 séances de chimiothérapie je peux témoigner la encore de son grand intérêt pour limiter les effets secondaires.

Il existe des contre-indications au jeûne : par exemple, la dénutrition, le diabète de type 1 sous traitement, les insuffisances majeures (rénale ou cardiaque en particulier), certains troubles psychiques, la présence de métaux lourds associée à une candidose. Un minimum de temps pour soi est indispensable : difficile de mener de front un jeûne et une activité professionnelle prenante. Il faut bien sûr en avoir envie, avoir une attitude positive… on n’impose pas un jeûne !

Inutile de jeûner si c’est pour repartir dans un tourbillon de malbouffe, de sédentarité et de relations toxiques. Le jeûne est l’opportunité de repartir sur des bases alimentaire plus saines, de revoir son hygiène de vie et ses relations.

Un jour peut-être, le jeûne fera partie des moyens thérapeutiques, au même titre que d’autres, comme c’est le cas dans plusieurs pays voisins, au lieu d’être diabolisé, le plus souvent par ignorance.

Voir aussi sur le même sujet, jeûne et mono-diète

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